L’endométriose est une maladie encore pleine de zones d’ombre. Elle touche environ 1 femme sur 10, pourtant, ses causes restent floues. Quand on reçoit le diagnostic, on se pose toutes la même question : « Mais pourquoi moi ? ». Malheureusement, il n’y a pas encore de réponse simple. Les chercheurs ont des hypothèses, mais aucune certitude.
Dans cet article, je vais te présenter les différentes pistes évoquées pour expliquer les causes de l’endométriose, de manière claire et sans termes compliqués. Je ne suis pas médecin, mais comme toi, je cherche à comprendre ce qui se passe dans mon corps.
Une maladie multifactorielle
Il faut savoir que l’endométriose n’a pas une cause unique. Elle est probablement liée à plusieurs facteurs combinés : hormonaux, immunitaires, génétiques, environnementaux… C’est comme un puzzle dont on n’aurait pas encore toutes les pièces.
Les causes possibles de l’endométriose
1. La piste génétique
Beaucoup de femmes se demandent si l’endométriose est héréditaire. La réponse est : oui, en partie.
Si ta mère, ta sœur ou une autre femme de ta famille est atteinte, tu as plus de risques de l’être aussi. Des études ont montré que certaines femmes ont une prédisposition génétique. Cela veut dire que leurs gènes pourraient rendre leur corps plus vulnérable à la maladie.
Mais attention : avoir des antécédents familiaux n’est pas une garantie, et ne pas en avoir ne protège pas non plus. C’est juste un facteur de risque parmi d’autres. Moi par exemple, je suis sûre que ma mère a l’endométriose.
D’ailleurs, c’est probablement une des raisons pour lesquelles elle a normalisé ma douleur. Je l’entends encore me dire qu’elle passait ses journées, lorsqu’elle était adolescente et qu’elle avait ses règles, sur les toilettes avec un seau devant elle. Je me souviens de l’avoir regardée comme si elle avait trois têtes, parce que ce n’est absolument pas normal.
Du coup, comme je l’ai dit, pour moi elle l’a, donc si ça se trouve, moi je l’ai prise de ma mère.
2. Le reflux menstruel (théorie de Sampson)
C’est l’une des théories les plus anciennes. Elle dit que pendant les règles, un peu de sang remonterait dans les trompes de Fallope au lieu de sortir par le vagin. Ce sang contiendrait des cellules de l’endomètre (la muqueuse utérine), qui iraient ensuite se coller et s’implanter ailleurs dans le corps.
Mais cette théorie a ses limites. Car ce reflux menstruel arrive chez beaucoup de femmes, et pourtant toutes ne développent pas d’endométriose. Il doit donc y avoir autre chose qui entre en jeu.
En effet, le reflux menstruel arrive chez beaucoup de femmes, mais chez les patientes atteintes d’endométriose, les cellules de l’endomètre (qui n’en sont pas réellement) ne se dissolvent pas dans le corps. Or, chez les patientes sans endométriose, les cellules finissent par disparaître.
Donc cette théorie est un peu fausse. Mais je l’écris quand même parce que, ben, on ne sait pas trop.
3. Un dérèglement du système immunitaire
Normalement, notre système immunitaire devrait éliminer ces cellules perdues. Mais chez certaines femmes, il semble que ce mécanisme ne fonctionne pas bien.
Le corps laisse les cellules d’endométriose s’installer en dehors de l’utérus, comme si elles étaient « invisibles » pour les défenses naturelles. Certaines études parlent aussi d’inflammation chronique, qui aggrave les douleurs et permet aux lésions de se développer.
En soi, l’endométriose est une maladie inflammatoire, donc cette piste n’est pas choquante.
4. Les hormones, en particulier les œstrogènes
L’endométriose est une maladie hormonodépendante, ce qui signifie qu’elle est alimentée par les œstrogènes. Ces hormones féminines, produites pendant le cycle menstruel, favorisent la croissance des tissus endométriosiques.
Mais le plus étonnant, c’est que les lésions peuvent produire elles-mêmes leurs propres œstrogènes. Elles deviennent alors autonomes, et c’est pour cela que certaines femmes continuent d’avoir des symptômes même après la ménopause, après l’ablation de l’utérus ou bien sous contraceptif.
Comme c’est mon cas. Moi, sous contraceptif, ça ne fait rien. La plupart d’entre eux ne fonctionnent pas pour moi et ont des effets secondaires très néfastes.
5. Une inflammation chronique
L’endométriose est aussi une maladie inflammatoire. (Si vous voulez mon avis, ça n’a rien d’une maladie gynécologique.)
Quand les lésions s’installent dans le corps (sur les ovaires, les intestins, le péritoine…), elles provoquent une réaction inflammatoire qui peut devenir chronique.
Du coup, il se peut que cette maladie soit provoquée par l’inflammation dans le corps.
Cette inflammation est responsable d’une partie des douleurs : douleurs de règles, douleurs pendant les rapports, douleurs digestives… Et plus l’inflammation est importante, plus la maladie peut évoluer.
C’est un peu un cercle vicieux : inflammation → douleur → stress → plus d’inflammation → plus de douleur…
6. Les perturbateurs endocriniens
On entend souvent parler des perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques, les plastiques, les pesticides, etc. Ces substances peuvent dérégler notre système hormonal, même à faible dose.
Certains chercheurs pensent qu’une exposition à ces produits pendant la vie fœtale ou l’enfance pourrait augmenter le risque de développer une endométriose à l’âge adulte. Pour l’instant, ce n’est qu’une hypothèse, mais elle revient souvent dans les études récentes.
Je suis très mitigée par rapport à cette hypothèse. Car ma mère, ou bien moi-même, en soi, je ne porte pas de maquillage, je ne mets pas beaucoup de produits. Par contre, je mâchais les pailles en plastique. Peut-être que ça a un lien.
D’ailleurs, il n’y avait pas plus énervée que moi quand ils ont mis les pailles en carton. Avant, je pouvais profiter à la fois de ma boisson et de la paille, et maintenant la paille fond dans ma bouche même quand je bois. Ça me rend aigrie, mais c’est meilleur pour la planète donc bon, il faut faire avec.
7. D’autres pistes : microbiote, stress, environnement…
Depuis quelques années, les scientifiques s’intéressent à d’autres facteurs possibles :
- Le microbiote (flore intestinale et vaginale) : il pourrait jouer un rôle dans la façon dont l’inflammation se déclenche.
- Le stress chronique : il ne cause pas l’endométriose, mais il peut aggraver les symptômes et rendre le corps plus vulnérable à l’inflammation.
- Certains évoquent aussi des facteurs environnementaux, comme la pollution, l’alimentation industrielle, le manque d’exercice physique…
Tout cela n’explique pas tout, mais donne des pistes.
En résumé
Les causes de l’endométriose ne sont pas encore clairement définies. La maladie semble résulter d’un mélange de facteurs, qui varient d’une femme à l’autre. C’est ce qui rend son diagnostic et son traitement si complexes.
Mais ce n’est pas dans ta tête. Ce n’est pas de ta faute. Et tu n’as rien fait pour mériter ça. (Peut-être que moi oui, à force de mâcher des pailles 😂)
Pourquoi c’est important de comprendre les causes ?
Parce que comprendre, c’est déjà un premier pas pour reprendre un peu de pouvoir par la compréhension. Très souvent, on est dans le flou. C’est embêtant, car on se demande pourquoi. Même si la médecine n’a pas encore toutes les réponses, nous avons besoin de connaître notre corps, de poser des questions, de lire, de nous informer. D’où la création de ce blog, si ce n’est pour me défouler.
C’est aussi une manière de déculpabiliser, de briser les tabous et de faire avancer la recherche. Plus on en parle, plus les choses bougeront — enfin je l’espère. Nous sommes nombreuses, nous ne sommes pas seules. Et en tant qu’endogirls, c’est à nous de faire bouger les choses, car personne ne le fera à notre place.
je vous mets ici un article du site Ameli sur l’endométriose il parle d’autre causes possible sur lesquelles, je ne suis pas suffisamment renseignée : Endométriose : définition et facteurs favorisants
Lisez mon article sur l’ Endométriose : alimentation anti-inflammatoire et méditerranéenne
Merci de m’avoir lu aujourd’hui ✨✨✨ et passez une agréable journée.