Comment se reconnecter à soi quand on se sent perdu

Se reconnecter a soi c’est ce moment où tu regardes ta vie et tu ne te reconnais plus ?

Tu fais ce qu’il faut, tu coches les cases, tu avances… mais à l’intérieur, ça sonne creux.

T’as beau faire du mieux que tu peux, tu as l’impression d’être à côté de toi-même. Comme si t’avais perdu le lien avec ta propre voix, tes émotions, ton énergie.

Moi aussi je suis passée par là.

Dans cet article, je te partage ce que j’ai appris en traversant cette déconnexion, et surtout : comment tu peux doucement te reconnecter à toi, sans te brusquer.

Pourquoi on se perd parfois en chemin

Se sentir perdue, ce n’est pas être faible.

C’est souvent le signe qu’on a passé trop de temps à répondre aux attentes des autres, à faire ce qu’il « faut », à s’oublier petit à petit.

On se déconnecte quand :

On enchaîne sans pause, sans silence

On dit oui à tout… sauf à soi

On s’épuise à performer(mettre un masque), à plaire, à gérer

Et à force, on ne sait plus ce qu’on veut vraiment, ni ce qu’on ressent.

Quand être soi devient étrange pour les autres

C’est difficile de se reconnecter à soi quand tout le monde autour de nous, à chaque fois qu’on essaie de changer ou d’être nous-même, nous fait remarquer qu’on est bizarre. Qu’on est étrange. Et ils nous répètent, sans même s’en rendre compte, de ne pas être nous-même.

Aussi loin que je me souvienne, à chaque fois que j’agissais comme je le voulais, comme je le sentais, on me disait d’arrêter.

On me regardait bizarrement en me disant : “Stop, tu es trop bizarre”, ou bien “Arrête, conduis-toi correctement”, “Tu es déjà grande, arrête de faire comme une enfant.”

« Tout le monde a ses bizarreries. Surtout quand on est sois-même »

Quand on regarde un film à la télé et qu’on voit un adulte qui a gardé son cœur d’enfant, tout le monde trouve ça mignon.

Ils disent : “Ah c’est trop mignon, il a gardé son cœur d’enfant. Si seulement plus de personnes pouvaient être comme ça.”

Mais ça, bien sûr, c’est valable seulement pour les personnages fictifs. Dans la réalité, quand c’est le cas, on te juge.

Notre monde, aujourd’hui, valorise un “moi” qui respecte les critères sociaux de ce à quoi on devrait ressembler, comment on devrait agir pour être accepté·e. 90 % des gens n’ont aucune idée de qui ils sont réellement.

Ce sont juste des comportements qu’ils reproduisent parce qu’ils sont socialement acceptables. À chaque fois qu’ils ressentent une envie viscérale de faire quelque chose, ils s’en empêchent en pensant au regard des autres.

Attention, je ne parle pas de comportements criminels ou qui pourraient heurter autrui.

Non, je parle de danser dans la rue quand une belle musique passe. D’aller dans un parc d’attractions non pas pour ses enfants, mais pour soi-même. De s’acheter et dormir avec une peluche. De s’habiller comme on le souhaite réellement. De poursuivre ses rêves.

Que ce soit voyager autour du monde, devenir peintre, écrire un livre ou ouvrir son entreprise.

Ce n’est qu’après un certain âge, généralement 40 ou 50 ans, qu’on se regarde et qu’on se demande : “Mais qu’est-ce que je suis devenu·e ?” Je suis sûre que tu t’es déjà posé la question. Je suis sûre aussi que tu t’es déjà empêché·e de faire plein de choses par peur d’être jugé·e. Tu fonctionnes comme un robot automatisé.

Pourtant, si on prend un point de vue extérieur, tu fais tout ce qu’il faut. Sauf que toi, tu as l’impression qu’il y a quelque chose qui cloche. C’est normal.

Tu n’agis pas comme toi.

5 pistes pour se reconnecter à soi

1. Observe-toi

Quand tu es dans la rue et que tu passes devant un magasin – que ce soit un magasin de jouets, de vêtements, de voitures, voire même de bonbons – à quoi tu penses ?

Veux-tu acheter cette belle voiture ?

Veux-tu t’acheter des dizaines de sachets de bonbons ?

Ou bien est-ce que tu veux t’acheter le dernier jeu Play-Doh ?

Après cela, demande-toi pourquoi tu t’empêches de faire ces choses.

Si c’est un problème d’argent, ça passe. L’argent est une ressource qu’il faut gagner. Si tu n’achètes pas cette voiture parce qu’elle est trop chère, c’est normal. Par contre, si tu ne t’achètes pas ces bonbons ou ce jeu parce que tu penses que ce n’est pas de ton âge ou que tu ne devrais pas faire ça… il y a un problème.

Non seulement tu te frustres, mais en plus tu ne fais pas ce que tu as réellement envie de faire.

Une question à te poser :

Est-ce que je cache ce que j’aime aux personnes proches de moi ?

Par exemple, si tu aimes les jeux Play-Doh, les Barbies, les dinosaures…

Ou si tu es une amoureuse des paysages et des voyages, et que tu rêves de voyager…

Est-ce que tu caches tout cela à tes proches ?

Si oui, ça veut dire que tu as honte de toi-même, de ce que tu es. Et ça pourrait bien expliquer pourquoi tu te sens autant déconnecté·e.

2. Écris ce que tu veux et ce que tu ressens

Pour bien te connaître, tu as besoin de savoir ce que tu veux. Pas en surface. Il y a de grandes chances pour que ce que tu crois vouloir soit en fait une projection de ce que tu “devrais” faire.

Par exemple :

Faire des études.

Ne pas danser en public.

S’habiller de manière neutre plutôt que gothique ou Lolita.

Vouloir perdre du poids pour éviter les remarques des autres, alors que tu n’as aucun problème de santé et que tu t’aimes déjà comme tu es.

Ces petites choses sont peut-être des choses que tu veux faire, mais elles sont souvent dictées par l’image que les autres ou la société attendent que tu renvoies.

Si tu vas plus en profondeur, en te demandant “Pourquoi je veux ça ?”, tu vas vite découvrir que ce n’est peut-être pas quelque chose que tu veux réellement.

Exemple :

> Je veux faire des études d’architecture.

Pourquoi je veux faire ces études ?

→ Parce que quelqu’un m’a dit que je dessine bien et que je devrais m’orienter vers ce genre d’études.

Pourquoi je devrais m’orienter vers ce genre d’études ?

→ Parce que je dessine bien.

Pourquoi je dessine bien ?

→ Parce que j’aime dessiner.

En te posant toutes ces questions sur ce que tu « veux », tu vas remarquer que tu projettes souvent les attentes des autres sur toi.

Dans la réalité, tu ne veux pas spécialement devenir architecte. Mais quelqu’un a planté la graine, et tu en as fait ton objectif.

Reviens à toi

Maintenant, reviens au fait que tu aimes dessiner.

Demande-toi : qu’est-ce que tu peux faire avec le dessin qui te ferait vraiment te sentir bien ?

Ça peut être dessiner juste pour toi, pour le plaisir.

Ou bien devenir artiste.

Créer un site internet où tu postes tes créations.

Les vendre.

Ou encore, t’orienter vers une école d’art.

Tu vois l’importance de faire une introspection pour savoir ce que tu veux réellement ?

Les idées qui te viennent à l’esprit en premier sont souvent biaisées. Tu dois revenir au point de départ de ces fausses envies pour savoir si elles viennent vraiment de toi.

c’est pourquoi ecrire ce que tu veux et faire cette exercice vas t’aider a te retrouver 

3. Passe du temps seule sans distraction

S’autoriser des moments de solitude est essentiel pour entendre sa propre voix. On est souvent parasitée par les réseaux, les conversations, les notifications… Mais être seule, sans téléphone, sans télé, juste toi avec toi-même, ça change tout. 

Tu as besoin de silence et de te couper du monde.

Va marcher sans musique, cuisine sans podcast, bois un thé sans scroller.

C’est dans le silence que tu vas commencer à ressentir ce qui se passe vraiment en toi. Ça peut être compliqué car ça va te mettre face à tes pensées, mais c’est nécessaire.

4. Retrouve tes plaisirs oubliés

Replonge dans les activités qui te faisaient du bien enfant ou ado. Dessiner, danser, écrire, faire des puzzles, écouter de la musique en boucle, jouer à des jeux… Peu importe ce que c’est, si ça te faisait du bien à l’époque, c’est probablement une porte vers ton moi profond.

De mon côté, j’ai recommencé à dormir avec un doudou. Et tu sais quoi ? Ça m’apaise. Ça me rassure. J’ai arrêté de me juger pour ça. 

J’ai aussi commencé à m’habiller comme je le souhaite, avec plein de petits et gros nœuds papillon, des vêtements qui me font sourire quand je me regarde dans le miroir. Les autres se moquent parfois, ou me lancent des regards étranges… mais honnêtement ? Ça m’est égal. Tant que ça me plaît à moi, c’est le plus important. Je réécoute des musiques de dessins animés que j’aimais quand j’étais petite.

Tu vas peut-être découvrir qu’en faisant cela, il y a des activités dans lesquelles tu n’es vraiment plus intéressé. C’est pas parce que tu as spécialement grandi, mais tu as changé. Donc si tu vois que ça arrive ne t’inquiète pas c’est normal.

> Ce n’est pas “infantile”, c’est un retour à tes fondations, à ce qui te fait du bien sans avoir à te justifier.

5. Crée un espace à toi

Un coin dans ta chambre, une étagère, une boîte, un carnet… un espace où tu peux déposer ce qui te ressemble : objets, souvenirs, photos, intentions. C’est un mini sanctuaire où tu te reconnectes à ton énergie.

 Tu peux l’utiliser pour méditer, écrire, rêver, ou juste t’y poser quand tu veux te retrouver. ça doit etre un espace qui te ressemble.


Se reconnecter à soi, c’est oser aller contre ton conditionnement

Tu ne t’es pas perdue en un jour.

Tu ne te retrouveras pas d’un coup, à chaque fois que tu essaieras à quelque chose de nouveau, quelque chose que tu veux vraiment. Tu auras des blocages. Tu vas même te trouver ridicul.

Mais chaque moment d’écoute, de calme, de sincérité te ramène à toi.

Et si tu sens que tu ne sais plus par où commencer, recommence par toi.

Et parfois, quand on commence à se reconnecter à soi, une autre question surgit : « Mais qu’est-ce que je veux faire de ma vie, au fond ? » Si tu te la poses aussi, je t’invite à lire cet article où je parle du fait de ne pas savoir, et pourquoi c’est peut-être plus normal qu’on ne le pense.

Merci de m’avoir lu ️. Passe une agréable journée.

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