Inflammation chronique et endométriose : comment calmer le feu intérieur

Moi, je appelle l‘endométriose le cancer qui ne tue pas. Et la douleur qu’elle provoque ? Ma boule d’acier piquante.
Je sais, c’est un peu violent dit comme ça, mais c’est ainsi que je le ressens. Et l‘inflammation chronique ? C’est le feu intérieur.

L’endométriose, ce n’est pas juste une maladie gynéco. C’est une maladie inflammatoire chronique.
Et cette inflammation, elle ne se limite pas aux règles. Elle est silencieuse, persistante, et surtout, épuisante.


C’est quoi l’inflammation chronique ?

L’inflammation, à la base, c’est une réaction de défense de notre corps. Quand on se blesse ou qu’on est malade, elle aide à réparer, à se défendre.
Mais dans le cas de l’endométriose, l’inflammation devient constante, même sans danger réel. Le corps réagit à la présence des lésions comme s’il fallait toujours se battre. Résultat :

  • Douleurs
  • Fatigue
  • SPM intensifié
  • Troubles digestifs
  • Crises régulières

Un cercle vicieux très difficile à rompre

Ce qui rend les choses pires ?
L’inflammation favorise la progression de la maladie, qui elle-même alimente l’inflammation. C’est un cycle sans fin.

Et quand ton corps est constamment en état d’alerte, il fatigue. Tu fatigues.

Comment calmer cette inflammation ?

Il n’y a pas de solution miracle. Mais il y a des petites choses qui soulagent vraiment :

1. L’alimentation anti-inflammatoire

Réduire les aliments pro-inflammatoires (gluten, sucres raffinés, laitages, aliments transformés) et privilégier :

  • les légumes frais
  • les oméga-3 (huile de lin, noix, poisson)
  • les épices comme le curcuma, le gingembre
  • les aliments riches en antioxydants

C’est en comprenant le rôle de l’alimentation sur l’inflammation que j’ai commencé à ajuster mes habitudes. J’en parle plus en détail dans cet article sur l’alimentation méditerranéenne adaptée à l’endométriose.

2. Le repos (vraiment)

Ton corps est en combat interne. Dormir, ralentir, t’écouter… ce n’est pas être faible. C’est littéralement thérapeutique.

3. Bouger en douceur

Pas besoin de sport intense : marcher, s’étirer, faire du yoga doux peut calmer l’inflammation, surtout si tu bouges en respectant ton rythme.

4. Le suivi médical

Certains traitements (anti-inflammatoires, compléments naturels) peuvent aider à casser le cercle vicieux de l‘inflammation chronique. À discuter avec un·e spécialiste.

Ce que moi j’ai changé

Quand j’ai compris que ce feu-là, je ne pouvais pas l’éteindre à la force de ma volonté, j’ai arrêté de me forcer.
J’ai compris que l’endométriose, c’était un ensemble de choses à ajuster au quotidien, pas une seule solution miracle.

J’ai décidé de changer un peu mon alimentation.
Je ne vais pas vous mentir : mon alimentation est loin d’être irréprochable. Mais je fais de mon mieux de ce côté-là.

J’ai arrêté de me forcer à faire du sport intense.
Aujourd’hui, je me contente de quelques étirements et un peu de marche.

Malheureusement, en ce qui concerne les traitements, j’en prends encore beaucoup.
Notamment des anti-inflammatoires et des co-doliprane. Je ne suis pas encore sortie de ça… mais j’y travaille, un jour à la fois.

Je n’ai pas supprimé l’inflammation.
Mais je l’ai apprivoisée.


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