Écrire tous les jours : mythe de l’écrivaine disciplinée ou vraie clé du progrès ?

On l’entend partout : « Si tu veux progresser en écriture, il faut écrire tous les jours. » Cette phrase peut être motivante… mais aussi profondément décourageante. Car que se passe-t-il quand on n’a pas le temps, pas l’énergie, ou tout simplement pas l’envie ? Est-ce que cela fait de nous une moins bonne écrivaine ?

(Je ne sais pas pour toi mais ce n’est pas mon cas peu importe si j’écris une fois tous les 2 mois je reste une bonne écrivaine)

Alors, faut-il vraiment écrire tous les jours pour progresser ? Ou est-ce un mythe de plus qui entretient la culpabilité créative ?

Je te dis aujourd’hui ce que j’en pense.

D’où vient cette idée d’écrire tous les jours ?

L’idée vient souvent des routines d’écrivaines et d’écrivains célèbres. Beaucoup racontent qu’elles écrivaient chaque matin, à heure fixe, sans exception. Ces récits ont façonné une image très précise de l’écrivaine : disciplinée, rigoureuse, presque militaire dans son rapport à l’écriture.

Mais on oublie souvent le contexte. Beaucoup de ces écrivaines :

  • vivaient de leur écriture,
  • avaient du temps entièrement dédié,
  • n’avaient pas les mêmes contraintes que nous aujourd’hui, entre travail, famille et autres obligations.

Appliquer cette règle sans nuance peut vite devenir contre-productif. Ce qui est efficace pour quelqu’un d’autre ne l’est pas forcément pour toi, et ça ne fait pas de toi une mauvaise écrivaine si tu ne parviens pas à suivre ce rythme.

Les vrais bénéfices d’une écriture régulière

Écrire régulièrement, pas forcément tous les jours apporte de vrais bénéfices.

D’abord, cela désacralise l’écriture. Quand on écrit souvent, l’acte devient naturel, moins intimidant. On a moins peur de mal faire, moins tendance à attendre l’inspiration parfaite ou le moment « idéal » pour écrire. Je n’attends pas le moment idéale je peux pas. Généralementle moment ou je me met à écrire c’est le spoir dans mon lit quand j’écoute une musique qui me fais penser à mon histoire. Tu devrais essayer.

Ensuite, la régularité permet de :

  • mieux connaître sa voix et son style,
  • repérer ses automatismes et les affiner,
  • observer ses évolutions sur le long terme.

L’écriture est un muscle : plus on l’utilise, plus il devient souple. Mais comme tout muscle, il a aussi besoin de repos pour se régénérer et se renforcer. Les pauses permettent souvent de mieux intégrer les idées et de stimuler la créativité, même sans écrire.

Quand « écrire tous les jours » devient un piège

Le problème apparaît quand cette règle se transforme en obligation rigide.

Beaucoup d’écrivaines finissent par :

  • écrire par culpabilité plutôt que par envie,
  • produire des textes sans plaisir, juste pour « cocher une case »,
  • associer l’écriture à une pression constante, qui peut finir par bloquer la créativité.

Résultat : l’écriture perd son sens, sa joie, sa fonction première. Et paradoxalement, cela peut freiner la créativité au lieu de la nourrir. L’écriture devient un fardeau, alors qu’elle devrait rester un espace de liberté et d’expression.

La discipline douce : trouver son équilibre

La vraie question n’est pas « dois-je écrire tous les jours ? » mais plutôt : « quel rythme me permet d’écrire sans me trahir ? »

La discipline peut être douce et bienveillante. Elle peut prendre différentes formes :

  • trois sessions par semaine, pour te sentir régulière sans te forcer,
  • dix minutes par jour, pour garder le contact avec tes mots même en période chargée,
  • un temps d’écriture plus long le week-end, quand tu es disponible et détendue.

Ce qui compte, ce n’est pas la perfection, mais la constance adaptée à ta réalité et à ton énergie. L’écriture régulière doit rester un plaisir, pas une contrainte.

Écrire moins, mais mieux

Il vaut parfois mieux écrire moins souvent, mais avec plus de présence et d’attention.

Une session d’écriture dans laquelle tu es pleinement connectée à ce que tu écris peut être bien plus formatrice que plusieurs sessions faites à contrecœur. Ma philosophie est que si tu en as pas envies ne le fait pas. I y a plusieurs sorte d’écrivain. Moi par exemple…ben… j’écris quand j’écris…

Tu peux prendre le temps de :

  • réfléchir aux mots que tu choisis,
  • laisser émerger des images et des idées,
  • te relire et ajuster, sans te juger.

L’écriture progresse aussi quand tu laisses tes textes reposer. Parfois, ce que tu as écrit un jour semble banal ou maladroit, mais avec quelques jours de recul, tu vois des phrases et des passages que tu n’avais pas remarqués. Et vice et versa des fois j’écris des textes j’ai l’impression qu’il sont bon et il suffit que je les lises quelques jours après et BOUM. Je me rende compte que c’est la pire chose que j’ai pu écrire de toute mon existence.

Ne pas écrire pendant quelques jours ne signifie donc pas ne rien créer. Parfois, le travail se fait en silence, dans la réflexion et l’observation et souvent mieux.

La créativité a besoin de liberté

Écrire tous les jours n’est pas une fin en soi. La créativité s’épanouit quand elle a de l’espace et de la liberté. Si tu t’imposes une contrainte rigide, tu risques de :

  • te sentir stressée,
  • perdre l’envie d’écrire,
  • te comparer aux autres de façon inutile.

Au contraire, laisser la place à l’imprévu, écrire quand tu en as vraiment envie, tester différents formats ou thèmes, c’est là que la magie opère. L’écriture devient alors un jeu, un laboratoire, plutôt qu’une corvée.

Trouver ton propre rythme d’écrivaine

Il n’existe pas un bon rythme universel. Il existe ton rythme.

Pour le trouver, observe-toi sur plusieurs semaines :

  • Quand écris-tu avec le plus de fluidité et de plaisir ?
  • Quels moments de la journée ou quelles conditions te stimulent le plus ?
  • Qu’est-ce qui te donne réellement envie de revenir à l’écriture ?

Ton rythme n’a pas besoin de ressembler à celui des autres pour être légitime. Ce qui compte, c’est que tu avances à ton propre rythme, avec douceur et persévérance. Même quelques minutes par jour ou quelques heures par semaine peuvent suffire à créer un rythme solide et durable.

En conclusion

Écrire tous les jours n’est ni un impératif, ni une garantie de progrès. Ce qui fait la différence, c’est la régularité adaptée à toi, la présence à tes mots, et le plaisir de créer.

Tu peux être une écrivaine disciplinée et bienveillante avec toi-même, en choisissant ton rythme, en acceptant les pauses, et en respectant ton énergie. L’écriture n’est pas une course : c’est un chemin personnel, un espace où tu peux te découvrir, t’exprimer et évoluer.

Alors plutôt que de te demander si tu dois écrire tous les jours, demande-toi : « Comment puis-je écrire de manière plus régulière, avec plaisir et authenticité ? » Et à partir de là, construis ton propre rythme, celui qui te ressemble vraiment.

J’espère que cet article ta plu. Merci de m’avoir lu. Je te souhaite une merveilleuse journée.

Bisou

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