Crises d‘endométriose et overdose

J‘écris aujourd‘hui pour vous partager une expérience à laquelle je pense que beaucoup de Endogirls peuvent se retrouver. Attention, les crises d‘endométriose peuvent être graves si vous vous reconnaisser dans ce texte allez consulter s‘il vous plait.

Je préfère perdre mes reins, ma vie et mon estomac

Oui, vous avez bien lu ! Je fais tout le temps des overdose quand je fais des crises d’endométriose

Et j’ose penser que c’est la même chose pour toutes les endogirls….

Il n’y a pas moyen que je puisse laisser la boule d’acier piquante m’écraser alors là non, non, non, plutôt mourir, au sens propre et figuré

Crise d‘endométriose et boule d’acier piquante

Boule d'acier représentant les douleurs d'endométriose

Parlons de cette boule d’acier piquante qui fait tourner mon utérus et tout ce qu’il y a autour. Voici comment je vois les douleurs lors de mes règles, donc je vais me référer aux crises qui provoquent des douleurs comme une boule d’acier piquante.

Ma boule d’acier piquante 

Elle est insupportable, elle ne me laisse ni respirer en paix, ni bouger, sinon elle tourne encore plus vite qu’avant. Elle me déchire et met mes organes sans dessus dessous. Et son activité préférée c’est d’attaquer mon estomac et le bas de mon dos.

Je suis un grand pingouins….

Un pied devant l’autre, mon torse se dandinant de droite à gauche et je suis complètement vautrée et si on ajoute mes jambes tremblotante, car oui la douleur irradie jusque là, je deviens un bébé pingouins atteinte du syndrome de hutchinson-Gilford.

Ça peut paraître étrange voir meme grossier  de faire une analogie entre ce syndrome rare et l’endométriose, mais c’est ainsi que je me vois durant mes règles. Et en écrivant cela je suis très optimiste, l’image que j’ai actuellement en tête est plus sombre et glauque que ça.

La même sentence chaque moi 

Chaque mois durant 5 jour…

  • Je n’ai pas besoin d’être attachée…
  • Je n’ai pas besoin d’être kidnappé…

J’ai juste besoin de mon corps pour être torturé…

Mon bourreau vit en moi, avec moi, c’est moi, c’est mon corps. Tous les mois le verdict tombe, mais avant je reçois des lettres de courtoisie…

Des douleurs au dos, des seins sensibles, un estomac plus sensible et ballonné.

Tous les mois je sais pertinemment à quoi je vais être condamné, parce qu’au fond ça ne s’arrête jamais…

Et tous les mois, je crie, je me plie, je pleure, au point de faire des crises d’angoisse quand je vois la première Tâche rouge.  Et ce malgré les lettres de courtoisie que je commence à recevoir Une semaine et demi avant

Cette jolie semaine et demi ou je vérifie, revérifie et vérifie encore a toutes les occasions si la sentence est tombée, si la prochaine crises d‘endométriose est arrivée. C‘est un comportement étrange car je n‘ai pas besoin de Madame rouge pour avoir des crises ou du moins je n‘ai PLUS besoin d‘elle. Standing ovation pour l’évolution de la maladie.

Et seulement, je répète seulement quand je ne m’y attend pas, pensant que cette saleté de boule d’acier piquante joue avec mes nerfs et me provoque une “mini” crise pour rien…

Non, la sentence est tombé et leurs de payé mon dû est arrivé 

Rien de bien original Je pleure, je crie, je me demande pourquoi moi, alors que je sais très bien pourquoi car cette boule d’acier piquante revient chaque mois ou presque (j’ai le sopk).

1.La douleur me trouvera-t-elle ? Oui

2.Vais-je prendre mes médicaments dans les temps ? Ça dépend

3. Les médicaments agiront-ils sur la douleur ? Je ne sais pas.

On peut séparer ces questions en trois étapes. 

Et je pense ne rien vous apprendre, quand je dis que la deuxième étape doit-être exécutée avant que la première se mette en action, pour que la troisième, elle, soit effective.

Malheureusement, plus souvent que rarement, monsieur 1 est celui qui a la “gentillesse” de me signaler que je dois faire madame 2. 

Si je ne suis pas un peu paranoïaque, monsieur 1 s’installe, il est sorti de l’aéroport, arrive à l’hôtel  et défait ses valises. Tandis que madame 2 arrivée trop tard au travail pour bien anticiper son arrivée n’a pas pu prévenir sa collègue demoiselle 3 que monsieur 1 est là.  

Demoiselle 3 est la seule qui puisse gérer la situation car il est en colère capricieux  et il n’écoute qu’elle. Du coup demoiselle 3 prise au dépourvue arrive bien trop tard pour l’apaiser, et monsieur 1 est déjà en train de tout saccager sur son passage.

En partant de cette logique il faudrait que demoiselle 3 soit toujours là, et opérationnelle sous les ordres de madame 2 pour apaiser monsieur 1 cette saleté de boule d’acier piquante. (crises d‘endométriose/douleur, rappelez vous)

Sauf que ce n’est pas une très bonne solution. Prendre des médicaments hors des périodes de présence de la boule d’acier piquante dans le but de l’anticiper n’est pas une très bonne chose. Mais est-ce que je le fais quand même ? Oui

Sinon il y a ma deuxième solution je prend madame 2 plusieurs fois. En gros je dépasse le dosage recommandé. Nous savons toutes que les anti inflammatoire non stéroïdiens c’est 4 par jour maximum sinon il y a des risques de complications, plus particulièrement au niveau de l’estomac.

Au grand dam de mon mon corps et de mes proches, le premier jour de règles la plaquette est généralement presque terminée. Je ne veux pas jouer à touche touche avec la douleur dans « l’espoir” qu’elle n’attrapera pas ma veste, ça ne m’intéresse pas. Non un bon coup de bazooka pour désintégrer le tout et le tour est joué.

On m’a répété des dizaine de fois durant mon adolescence, que je dois arreter de prendre autant de médicaments et qu’un jour je vais mourir a cause de ça. Et a chaque fois une fois sortie De mes periodes de regles et de mes crises je me disais” ouais, ils ont raisons la prochaine fois je vais respecter Le dosage recommandé…..”

Ahah, très drôle

Au bout de même pas 5 minute en sentant la douleur, j’avais déjà un minimum de 4 antadys ou anti-inflammatoire bien installé dans mon estomac.

Ça me rappelle cette fois où j’avais fini à l’hôpital pour avoir pris trop d’AINS. J’étais en pleine crise d’endométriose et de dysphorique prémenstruel.

La douleur était trop intense et je ne me sentais plus penser, je devais avoir une bonne quinzaine voir même une vingtaine d’anti-inflammatoire dans le corps.

J’ai appelé ma sœur, je petais une crise astronomique, je criais dans le téléphone et j’étais à deux doigt de m’ôter la vie. Elle a fini par appeler les pompiers pour m’emmener à l’hôpital.

Même avec les pompiers dans la maison je n’arrêtais pas de prendre des anti-inflammatoires tant que la douleur ne passait pas. Il y a avait ce pompier très compréhensif avec moi, sa copine avait l’endométriose, sucoup il m’a noté le nom d’un médecin spécialisé sur un morceau de papier. 

Monsieur, je ne sais pas où vous êtes actuellement, mais je vous remercie de votre gentillesse, ça m’a fait chaud au cœur. Surtout qu’à l’époque, je ne savais pas si j’avais l’endométriose et les docteur que J’avais vu et d’autres m’avait tellement répété que je ne l’avais pas que pour moi j’exagèrait mes douleurs.

Une fois a l’hopital je suis traité comme une folle. Je ne suis aps une femme en souffrance je suis juste une fille folle qui a pris plein de medicaments. On me faut appeler ma maman pour lui demander quel antidépresseur et anxiolytique m’ont été prescrits durant mon adolescence. Ma douleur est ignorée, je n’ai pas pris autant de médocs car j’avais mal mais parce que je voulais mourir selon eux.

Attention: Les crises d‘endométriose peuvent être grave

Vous voyez les vertes et les pas murs que j‘ai vu et tout ça à cause d‘une crise d‘endométriose et des medicaments… Je ne le répèterai jamais assez ce ne sont PAS JUSTE des douleurs de règles

J’étais à 2 doigts d’une crise cardiaque….

Il a fallu que l’on me garde En observation mon cœur battait beaucoup trop vite a cause de la caféine présente dans les médicaments que j’avais pris  (ipraffeine). 

Je bois de l’eau, je vomis… mais encore une fois je fais semblant. Les infirmières et infirmiers me regardent comme une nuisance. Je prends un lit pour rien, je leur bouffe leur air je dois disparaître.

Je suis une adulte, malgré le fait qu’ils ont prévu de me faire passer aucun examen appart sanguin par rapport au médicament que j’ai pris, je ne peux pas partir. Je suis à risque, donc malgré le fait que mes résultats soient prêts, je n’ai pas le droit de sortir. Encore une fois, je ne suis pas cette fille qui souffre de douleur atroce durant ses règles,  qui lui font prendre une tonne de médicaments. Je suis la folle qui voulait se suicider. Pas la pauvre fille en crises d‘endométriose. non.

Je n’ai d’autre choix que d’appeler ma cousine pour qu’elle vienne me chercher. On passe chez moi, je récupère quelques affaires car elle doit me “surveiller” selon l’hôpital, c’était la condition pour qu’on me laisse partir ducoup pas le choix, je vais chez elle. Je la remercie d’ailleurs de s’être déplacés malgré la fatigue pour venir me récupérer à l’hôpital .

Je vivais de fraise et d’eau fraîche

Après ma sortie de l’hôpital durant deux semaines je ne peux pas manger grand chose à part des fraises. Etrangement c’est la seule chose qui passe avec de l’eau. Je vivais de fraise et d’eau fraîche

Mais bien heureusement, toute cette histoire farfelue m’a amené à mon médecin traitant. Seul médecin qui a prit mes douleurs sérieusement et qui m’a fait comprendre que si j’ai besoin de prendre autant de médicament pour pouvoir calmer les douleurs, ça ne peut pas JUSTE être des règles douloureuses. J’ai eu droit à un petit sermon et à un aller chez un gastro-entérologue pour vérifier s’ il n’y avait pas de trous dans mon estomac.

Point positif depuis que j’ai mon médecin je ne prend plus autant d’anti inflammatoire car vu que grâce à elle j’ai enfin pu sortir de l’errance médicale. J’ai pu mettre en place quelque Petite chose pour »calmer” mes douleurs et surtout grâce à des forum Et autre, apprendre a mieu contrôler mon angoisse a l’arriver de mes règles pour éviter de sauter sur mes médicaments et de les avaler par 10. 

Petit conseils en cas de crises d‘endométriose

Mes petits conseils. Ils sont commun rien qui sort de l‘ordinaire mais ça peut aider.

  • Se faire diagnostiquer. Il se peut que vous ayez l’endométriose sans même le savoir ou encore mieux vous avez été diagnostiqué.

Pour les non diagnostiqué- si vous avez besoin de prendre plus d’un anti-inflammatoires pour que la douleur se calme aller consulter.

Ce conseil s’applique à toutes les personnes vivant avec des règles douloureuses que les médicaments ne calme pas si elles1 les prennent trop tard.

  • 2. Prendre les médicaments 1 jours a l’avance 

Si votre cycle est régulier Et que vous pouvez savoir au jour près quand est-ce que vos règles vont tomber ou bien que vous le sentez. Prenez un anti-inflammatoires un jour avant, ça va aider à combattre l’inflammation avant que le processus se mette en route, du coup quand vous finirez par les avoirs et que vous les prenez à temps ou bien même avec un peu de retards, mes médicaments auront Probablement le temps d’agir avant que la douleur ne s’installe. 

Et non ce n’est pas interdit ni dangereux,  ce qui est dangereux est d’en prendre en trop grande quantité , pas d’anticiper la douleur surtout en cas de crise d’endométriose 

Personnellement c’est ce que je fais et ça me permet de mieux tenir lors du premier jour. 

  • Vous n’attendez pour personne ! Les crises d‘endométriose n‘attende ABSOLUMENT personne

Dans le cas ou comme moi vous ne pouvez pas prédire quand elles vont arriver (celles accompagnées des règles). Prenez vos médicaments au plus vite. N’attendez sous aucun prétexte Et pour personne. VOUS savez mieux que quiconque à quel point c’est douloureux et insupportable pour vous.

La douleur ne se mettra pas en pause pour cette réunion, plus importante pour votre boss que pour vous, car vous toucher un salaire à peine suffisant pour boucler vos fins de mois. 

C’est pas grave si vous “gacher” l’ambiance (ce n’est pas le cas) en pleine sortie avec vos amies pour vous reposer ou vous rendre à la pharmacie. 

Ne vous mettez pas dans des situations douloureuses, parce que les normes sociales le demandent.

Ne vous mettez pas dans ces Situations parce que vous pensez  être “chiante” à avoir mal tout le temps. Vous ne l’êtes pas, vous êtes très forte et ce n’est pasnde votre faute soyez plus gentille avec vous même.

  • Toujours avoir des anti-douleur en cas de crises d‘endométriose OU non

Ayez toujours, TOUJOURS vos anti douleur avec vous.c’est une obligation a notre stade. Vous ne sortez et ne sortirez jamais sans médicament, même s’ il faut que vous mettiez une boite entière dans votre sac ou bien que vous en coupiez quelques un, faites le. 

Vous ne savez jamais quand vous en aurez besoin. Et il y a 100% de chance que vous soyez incapable de bouger avant même  d’atteindre Une pharmacie. avec un peu de chance, une collègue ou amie pourra potentiellement vous aidez et y aller pour vous. Et pour cela faut que ces personnes la comprennent l’urgence, Et ça va être compliqué de convaincre qui que ce soit d’aller prendre des médicaments pour vous, personne n’aime sortir de sa zone de confort.

La codéine 

En terme de médicaments qui fonctionne bien durant les règles. Prendre des dolipranes Codéine accompagnés d’anti-inflammatoire ont amélioré mon sommeil, la codéine m’apaisait en quelque sorte alors demander à votre médecin de vous en prescrire.

Merci de m’avoir lu. Passez une bonne journée

Bisou

Je vous mets des liens utiles ci-dessous

Lien avec un poème de EstElle Penain sur l‘endométriose et l‘overdose. il est très beau je vous conseille d‘aller le lire: https://www.estellepenain.com/poesie-endometriose-en-overdose/

Site de Endofrance une Association de lutte contre l‘endométriose. si vous ne connaissez pas allez y jeter un oeil:https://endofrance.org/

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