Confiance en soi
« La confiance en soi n’est pas innée, elle se construit, se déconstruit… puis se reconstruit, parfois des dizaines de fois. »
Mon histoire avec la confiance en soi
Je n’ai jamais réellement eu confiance en moi. À chaque fois que j’essayais de faire quelque chose, je doutais. On me répétait :
“Keysha, qu’est-ce que tu fais ? Tu ne vas jamais réussir à faire ça.”
Et moi, j’y croyais.
Une confiance en soi brisée dès l’enfance
Quand on est enfant, on absorbe ce qu’on entend comme une vérité. Si on nous répète qu’on ne vaut pas grand-chose, on finit par le croire. Ce fut mon cas.
J’étais douée en sport. C’était la seule chose dans laquelle je me sentais vraiment à ma place. Mais à l’adolescence, tout s’est compliqué. J’ai eu mes règles, et avec elles, l’endométriose et le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ont fait irruption dans ma vie. Le sport est devenu douloureux. J’ai pris du poids très rapidement. Et j’ai développé une sorte d’obsession malsaine avec le sport, pensant que si je continuais à m’épuiser, je pourrais garder un semblant de contrôle.
Même quand mon corps criait fatigue, je forçais.
Même quand j’avais mal, je continuais.
« Mais on ne construit pas la confiance en soi contre soi. »
Quand le regard des autres détruit la confiance en soi
Petite, on me disait que j’étais trop maigre. Une cousine m’a même conseillé de boire “deux verres d’huile par jour” pour grossir. J’étais mal dans ce corps qu’on critiquait, et je me souviens m’être dit un jour que je voulais juste qu’on arrête de commenter ma silhouette.
Des années plus tard, j’ai pris du poids à cause de mes maladies chroniques, et je me suis surprise à vouloir redevenir mince, alors qu’à l’époque, je souffrais aussi.
Tout cela pour dire que baser la confiance qu’on a en soi sur notre apparence, c’est un piège. Parce que notre corps change. Parce que les regards changent. Et que la validation des autres est un puits sans fond.
L’adolescence : quand la confiance en soi s’effondre
Mon adolescence a été un tournant. Je n’avais plus confiance en rien. Je suis devenue arrogante, non pas par excès d’assurance, mais pour masquer une profonde insécurité. Je me contentais de répéter ce que les autres disaient. Je ne savais pas ce que je voulais, je n’avais pas de direction. Je vivais en pilote automatique, avec le sentiment d’être une imposture.
Puis la maladie a empiré. La fatigue chronique, les douleurs, les pertes d’énergie constantes… Je gagnais moins d’argent, je faisais moins de choses, j’étais moins “productive”.
Et là, ma confiance en moi, déjà fragile, s’est littéralement envolée.
Stop : la confiance en soi ne doit pas dépendre de la performance
Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre que la confiance en soi ne peut pas reposer sur ce qu’on fait, mais sur qui on est. Elle ne peut pas se nourrir uniquement des réussites, sinon elle s’écroule à la moindre chute.
C’est en lisant “Les Quatre Accords Toltèques” que j’ai commencé à voir les choses autrement. L’un des accords dit :
“Fais toujours de ton mieux.”
Ce n’est pas un “mieux” absolu, ni celui d’hier, ni celui des autres. C’est le tien, avec tes forces, tes limites, ta réalité du jour.
Parfois, mon “mieux” c’est me lever. Parfois, c’est écrire. Parfois, c’est juste survivre. Et c’est OK.
C’est quoi, vraiment, la confiance en soi ?
On la confond souvent avec :
- L’estime de soi (la valeur qu’on se donne),
- L’amour de soi (le regard qu’on porte sur nous),
- Ou encore l’arrogance (qui masque souvent une grande insécurité).
Mais la vraie confiance, c’est la capacité à se dire :
“Je ne sais pas si je vais y arriver… mais je vais essayer quand même.”
C’est savoir qu’on peut échouer, douter, trembler… et avancer malgré tout.
Pourquoi on doute de soi ?
Il y a plein de raisons :
- Une éducation exigeante ou dévalorisante. Cela a été mon cas malheureusement. Rien n’était suffisamment bien.
- Des expériences humiliantes ou traumatisantes. On a tous une notre lot je pense😂
- Un entourage qui critique plus qu’il ne soutient. yeayh on c’est super tout ça non ?
- Ou tout simplement… la comparaison permanente à ce que les autres montrent en surface.
Oui, oui ces moments ou vous vous comparez à cette maman parfaite qui semble toujours avoir du temps pour ses enfants. Ou bien à ce collègue de travail qui a l’air de toujours savoir tout faire et fait tout parfaitement. Ou bien encore cette fille première de la classe alors que même en restant enfermé des jours durant à réviser tu n’arrives pas à avoir les mêmes notes.
Oui ce sont tous ces gens.
Mais surtout, on doute parce qu’on attend de nous :
- D’être parfaits, sûrs de nous, compétents en tout, tout le temps.
- Une société qui fonctionne sur le mérite et la performance.
Et c’est épuisant. Parce que personne n’est comme ça. Même ceux qui « semblent » l’être.
5 étapes concrètes pour développer la confiance en soi
1. Le doute est normal, il ne t’empêche pas d’agir
Tu n’as pas besoin d’arrêter de douter pour avancer. Tu as juste besoin d’arrêter de laisser ce doute te bloquer.
Ce n’est pas parce que tu as peur de parler en public, d’échouer, ou de déranger que tu es incompétent·e. C’est humain. Et chaque fois que tu avances malgré ça, tu construis de la confiance.
Petite action : chaque jour, note une chose que tu as faite même en ayant peur. Même minuscule. Même imparfaitement. C’est une victoire.
2. Change ton discours intérieur
Tu connais cette petite voix qui dit :
“T’es nul.”
“Tu n’y arriveras jamais.”
“Pourquoi tu veux faire ça, t’as rien de spécial.”
Ce dialogue intérieur auto-destructeur, on l’a souvent intégré depuis longtemps. Mais il est possible de le transformer.
Pas en disant “je suis la meilleure” si tu ne le crois pas.
Mais en disant :
- “Je fais de mon mieux.”
- “Je suis en train d’apprendre.”
- “J’ai le droit d’échouer et de recommencer.”
Exercice : parle-toi comme tu parlerais à un enfant qui doute de lui. Avec douceur. Avec patience.
Petite technique : À chaque fois que je me parle d’une certaine manière je me demande. Est-ce que j’aurais parlé à mes neveux et nièces ainsi ? Ou bien si je les entendais parler d’eux-mêmes comme ça, comment je me sentirais ?
Ça a le pouvoir de me calmer direct. Car je me dis que j’ai droit à la même attention et au même amour qu’eux venant de moi-même.
3. Valorise l’effort, pas seulement les résultats
La confiance ne naît pas des résultats, mais de l’action. Si tu attends de réussir pour avoir confiance… tu risques d’attendre longtemps.
Plus je fais des choses que j’ai envie de faire, plus ma confiance en moi grandit.
Mais si tu bases ta fierté sur l’action, tu changes tout.
Exemple :
- Mauvais objectif : “Je veux que 1000 personnes lisent mon article.”
- Meilleur objectif : “Je veux publier un article sincère cette semaine.”
Le premier dépend des autres. Le second, de toi.
Plus tu passes à l’action, plus tu développes ta confiance… et plus tes résultats suivront naturellement.
4. Choisis bien ton entourage (ou ton silence)
Tu n’es pas obligée de tout faire seule. Et encore moins de rester entourée de personnes qui te rabaissent sous prétexte qu’elles “te disent la vérité”.
Entoure-toi de gens qui :
- Te soutiennent même quand tu doutes
- Célèbrent tes petites victoires
- Te parlent avec bienveillance même quand tu te plantes
Et si tu n’en as pas encore… commence par devenir cette personne pour toi-même.
5. Passe à l’action malgré l’imperfection
Tu veux attendre de ne plus avoir peur pour te lancer ? Tu peux attendre toute ta vie. Littéralement.
Ça ne t’est jamais arrivé de faire quelque chose et de recommencer parce que ce n’était pas suffisamment parfait ?
Le plus gros problème quand on ne passe pas à l’action parce que les choses sont imparfaites, c’est qu’au bout d’un moment tu vas tellement recommencer, que tu en seras fatigué.
Et en plus de ça, en y réfléchissant, tu vas te rendre compte que le premier essai était le meilleur. Et que tu l’as détruit car tu n’étais pas suffisamment satisfaite de toi-même.
Cela m’est arrivé des centaines de fois. Depuis, j’ai appliqué la règle des trois fois.
Si je fais quelque chose, je suis autorisée à le recommencer que deux fois. Et à la fin je décide quelle est la meilleure version parmi les trois.
Tu devrais essayer.
Et la vérité, c’est que la confiance vient après le courage, pas avant.
- Tu as peur de poster ce texte ? Poste-le quand même.
- Tu n’oses pas parler en réunion ? Parle une fois, même un mot.
- Tu ne te trouves pas légitime ? Fais quand même. Tu le deviendras.
“Agis comme si” ne veut pas dire “fais semblant” mais « autorise-toi à essayer ».
Et si la confiance en soi n’était pas un objectif, mais une conséquence ?
Et si, au lieu de chercher à “avoir confiance”, tu te concentrais juste sur :
- Faire une chose à la fois
- Te parler un peu mieux
- T’autoriser à te tromper
- Ressentir de la fierté, même sans applaudissements
Alors, un jour, sans t’en rendre compte, tu te surprendras à faire un truc que l’ancienne version de toi n’aurait jamais osé. Et tu te diras :
“Ah ouais… j’ai peut-être un peu confiance, finalement.”
Étapes clés pour développer la confiance en soi
- Le doute est normal, il ne t’empêche pas d’agir — Accepte-le comme compagnon
- Change ton discours intérieur — Deviens ton propre soutien
- Valorise l’effort, pas seulement les résultats — L’action est la vraie clé
- Choisis bien ton entourage (ou ton silence) — Entoure-toi d’énergie positive
- Passe à l’action malgré l’imperfection — Le courage précède la confiance
Ce que j’ai compris (et que je veux te transmettre)
- Ta valeur n’est pas liée à ta productivité.
- Tu n’as pas besoin d’être “guéri·e” pour avancer.
- Tu as le droit d’avoir des jours sans.
- La confiance en soi se reconstruit, un acte à la fois.
Ce n’est pas une ligne d’arrivée. C’est une relation à entretenir avec toi-même. Ça m’a pris du temps moi-même donc ayez un peu de patience envers vous-même.
Confiance en soi et engagement envers soi
La confiance en soi, ce n’est pas un état permanent, ni un masque qu’on colle au visage. C’est un engagement quotidien à se traiter avec amour et respect, même (et surtout) quand le doute revient.
Tu n’as pas besoin de devenir une autre personne. Tu n’as pas besoin de tout réussir. Tu as juste besoin de faire de ton mieux, chaque jour, avec ce que tu as.
Et ça, c’est déjà énorme.
Et toi ?
- Qu’est-ce qui a abîmé ta confiance en toi ?
- Qu’est-ce que tu fais, aujourd’hui, pour la reconstruire ?
Partage ton expérience en commentaire. Tu n’es pas seule.
Parce qu’on doute souvent de soi quand on ne sait pas où l’on va, je t’invite aussi à lire “Trouver sa voie : Je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie, et si c’était normal ?”, un article qui explore cette sensation déroutante… mais bien plus fréquente qu’on ne le croit.
Merci de m’avoir lu ✨️. Passe une agréable journée.