“J’avais mal, tout le temps. Mais on me disait que c’était normal, que c‘était ca être une fille.”
Si tu lis ces lignes, c’est peut-être parce que toi aussi tu ressens des douleurs que personne ne comprend vraiment. Que tu entends depuis des années que “c’est dans ta tête”, ou pire : “toutes les femmes ont mal pendant leurs règles”.
Mais si cette douleur revient chaque mois, te cloue au lit, t’empêche de vivre normalement, il se pourrait bien que ce ne soit pas « juste des règles ». Et si c’était l’endométriose ?
🌿 C’est quoi l’endométriose ?
L’endométriose, c’est une maladie chronique inflammatoire. Elle se caractérise par la présence de tissu semblable à l’endomètre (la muqueuse qui tapisse l’utérus) en dehors de l’utérus.
Ces cellules vont réagir aux hormones comme si elles étaient à leur place : elles saignent à chaque cycle… mais à l’extérieur de l’utérus. Résultat ? Douleurs, inflammations, lésions, adhérences, et parfois infertilité.
Elle touche environ 1 femme sur 10. Pourtant, il faut souvent 7 à 10 ans pour obtenir un diagnostic. J’ai eu de la chance moi ça a prit 7ans
Les symptômes fréquents de l’endométriose
Chaque femme est différente. Les symptômes aussi. Mais voici ceux que beaucoup de nous connaissent (trop) bien :
1. Des règles très douloureuses (dysménorrhée)
Des douleurs insupportables, en coup de poignard, qui irradient dans le dos, les jambes. Des douleurs qui t’empêchent de vivre normalement. Et souvent, même les antidouleurs ne suffisent pas. Le pire est que des années durant j’ai trouvés ça normal de prendre des dizaines de médicaments en même temps à causes de la douleur…la folie !
2. Des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie)
Douleurs profondes ou dès la pénétration, pouvant durer des heures. Ce n’est pas normal, et non, ce n’est pas dans ta tête. Si vous n’êtes pas à vous premiers rapports avoir mal durant ceux-ci n’est PAS normal. Si vous en avez(douleurs durant les rapports) je vous conseille d’allez consulter. et il y a aussi le vaginisme
Le vaginisme est une contraction musculaire prolongée ou récurrente des muscles du plancher pelvien qui entourent l’ouverture du vagin.
Cette action réflexe, involontaire et incontrôlable, empêche de façon persistante toute pénétration vaginale désirée, y compris par un doigt ou un tampon hygiénique quand le vaginisme est total.
Voici un article qui parle du vaginisme une des première cause de douleur durant les rapports si vous pensez ne pas être atteinte d’endométriose ou que vous avez l’impression que ça bloque pour la pénétration. Il en explique les causes et le traitement possible (psychothérapie)
3. Des douleurs pelviennes chroniques
Gêne constante dans le bas-ventre, sensation de brûlure ou de poids, même en dehors des règles. Une sensation similaire aux douleurs durant les règles
4. Des troubles digestifs
Ballonnements, diarrhées, constipation, douleurs digestives. Souvent confondus avec un syndrome de l’intestin irritable. Mais il se peut qu’il y ait aussi un SII car il y a beaucoup d’autres troubles associées à l’endométriose.
5. Des troubles urinaires
Envie fréquente d’uriner. Vous savez l’envie de faire pipi toute les 20 minutes. Ou bien même ces envie soudaines qui vous fait courir au toilette. Des douleur à la miction, parfois sang dans les urines. Possible atteinte de la vessie.
6. Une fatigue intense, chronique

Fatigue profonde, invalidante, liée aux douleurs, à l’inflammation et parfois à l’anémie.
7. Des difficultés à tomber enceinte
Environ 30 à 40 % des femmes atteintes d’endométriose rencontrent des problèmes de fertilité. Cela ne signifie pas l’impossibilité d’avoir un enfant, mais le parcours peut être plus long.
8. Des ménorragie
Des règles extrêmement abondante qui peuvent durer plu de 7 jour et aller jusqu’à une quinzaine de jour, ou bien. les règles peuvent être de courte durer mais très abondante
C‘est mon cas mes menstruation durent 6 jours mais je dois porter des couches ou des Vania très épaisse pour passer la journée. Et oui je suis plus confortable avec des couches pour dormir, voilà, c’est dit.
8. Douleurs dans les épaules ou sous les côtes (endométriose diaphragmatique)
Tu ne t’y attendais peut-être pas… mais oui, l’endométriose peut aussi provoquer des douleurs dans les épaules, sous les côtes ou jusque dans le haut du dos.
Cela arrive en cas d’endométriose dite diaphragmatique, lorsque les lésions se développent autour du diaphragme, le muscle qui sépare la cage thoracique de l’abdomen. Les douleurs peuvent être :
- Unilatérales (souvent à l’épaule droite)
- Pire pendant les règles
- En coup de poignard, profondes, irradiantes
Ces douleurs sont trop rarement diagnostiquées, car beaucoup de médecins ne pensent pas à cette localisation. Pourtant, elles sont bien réelles et peuvent fortement impacter le quotidien. MON/NOTRE Quotidien
Moi j‘ai une douleur intense a l’épaule gauche. Si j‘écoute la sage femme ca vient de l‘endométriose, mais je ne sais pas. j‘ai de doute car… ben c‘est mon épaule gauche. Et je n’ai jamais entendu parler de douleur à cette épaule là, c’est plus souvent à droite
9. Douleurs lombaires et sciatiques
L’endométriose peut aussi se manifester dans le bas du dos, et même provoquer des douleurs qui descendent dans la fesse, la cuisse ou jusque dans la jambe, comme une sciatique. c‘est aussi mon cas…
Quand les lésions atteignent les nerfs ou créent des tensions dans le bassin, elles peuvent provoquer :
- Une sensation d’élancement ou d’électricité
- Des douleurs à la marche ou en position assise
- Une gêne permanente dans le bas du dos
Ces douleurs peuvent être confondues avec une simple lombalgie ou une hernie discale, alors qu’en réalité, elles sont liées à l’inflammation pelvienne. C’est une forme méconnue mais fréquente de l’endométriose profonde.
D’autres signes possibles
- Douleurs à l’ovulation
- Saignements entre les règles
- Douleurs pendant les examens gynécologiques
- Troubles respiratoires en cas d’endométriose diaphragmatique (rare)
Pourquoi ces symptômes sont souvent ignorés ?
Parce qu’on a grandi avec des phrases comme : “C’est normal d’avoir mal pendant ses règles.” “Tu dramatises.” “Tu es trop sensible.” et le petit favori « Tu es trop douillette »
La douleur féminine est encore banalisée. On nous apprend à nous taire, à minimiser ce qu’on ressent. Résultat : des années d’errance médicale.
Et l’endométriose est invisible : elle ne se voit pas au microscope, ne crie pas sur les radios. Il faut vouloir la chercher pour la trouver. Et c‘est là que l‘on retrouve la phrase a la mode.
« De tout les façon l‘endométriose c‘est une maladie a la mode, vous pensez toute que vous l‘avez »
Tant de médecins encore peu formés sur le sujet. Tant de femmes découragées, à bout, qu’on a laissé penser que c’était “dans leur tête”. J’ai parlé à ma poubelle à l‘âge de 12 ans à cause d‘une crise, mais malgré ça j‘ai cru que c‘était dans ma tête. Si vous souhaitez lire cette anecdote, c’est ici.
Non, ce n’est pas normal d’avoir mal à ce point. Non, ce n’est pas à toi de te taire. Ces symptômes sont ignorés car on ignore encore trop souvent les femmes.
Et si on compte le dégout qu‘il y a autour des règles depuis la nuit de temps… Ça donne des femmes qui ne sont pas écoutés sur leur propre corps. Le processus qui crée la vie a été traité comme une malédiction, quelque chose de maudit et sale, ce n’est pas étonnant que l’on ne soit pas prise en compte .
Tu te reconnais dans ces symptômes ? Voici quoi faire
- Écoute ton corps : note les douleurs, leur intensité, leur fréquence.
- Parle-en : à un·e médecin, gynéco, sage-femme. Et si on ne t’écoute pas ? Change.
- Demande des examens : échographie pelvienne, IRM, coelioscopie si besoin.
🖤 Conclusion
On n’exagères pas. on nous ne sommes pas faible. Si notre corps souffre, il a ses raisons. Et on mérites d’être écouté, qu’on nous prenne au sérieux.
L’endométriose n’est pas “dans la tête”. C’est une vraie maladie, avec de vrais symptômes. On a le droit d’exiger des réponses, nous avons toutes les droits de ne plus souffrir.
Merci de m’avoir lu. Passez une agréable journée.